28-11 : Sanofi Mourenx : élus inquiets mais prudents

 

Patrice Laurent : « S’il existait un lien de causalité entre ces maladies et les rejets de l’usine, il faudrait que Sanofi soit condamné, et les victimes indemnisées » © Crédit photo : Archives Quentin Top
 
Sanofi Mourenx :
les élus inquiets mais prudents
Le maire de Mourenx et président de la Communauté de Lacq-Orthez Patrice Laurent, le député David Habib, et l’ex-élue locale et riveraine Nita Canton disent leur inquiétude après une première plainte d’une riveraine
Après le scandale des enfants malades à cause du traitement antiépileptique pris par leur mère durant la grossesse, un nouveau cluster de victimes pourrait-il émerger, cette fois parmi les riverains de l’usine Sanofi qui produit la Dépakine à Mourenx ?
 
L’article du journal « Le Monde » à l’origine des révélations sur la plainte d’une habitante, et la dizaine d’autres recours en préparation fait réagir en Béarn: 
 
Un nouveau cluster de victimes, jusqu’ici passé sous les radars des enquêtes de santé et de la justice, est susceptible d’émerger, avance le journal « Le Monde » : celui formé par des voisins de l’usine de production de Mourenx, près de Pau, qui avait défrayé la chronique en 2018 quand avaient été révélés les niveaux astronomiques de ses rejets toxiques – jusqu’à 190 000 fois la norme pour le bromopropane, un composé volatil cancérogène, et 13 à 20 tonnes de valproate par an, la substance active de la Dépakine.
 
« Quand on a appris qu’il y avait de tels rejets, on a compris tout de suite qu’il pouvait y avoir un lien avec la maladie de notre fils, témoigne Juliana (prénom d’emprunt), une mère de famille de Mourenx qui souhaite garder l’anonymat.
 « Je comprends l’inquiétude des familles, je suis moi-même inquiet, confie Patrice Laurent, maire de Mourenx et président de la Communauté de communes de Lacq-Orthez. S’il existait un lien de causalité entre ces maladies et les rejets de l’usine, il faudrait que Sanofi soit condamné, et les victimes indemnisées. » Il ajoute que, le cas échéant, lui-même déposerait une plainte.

Rencontre avec Ruffin
Fin 2018, l’élu avait reçu en mairie le député de La France insoumise François Ruffin, venu dénoncer les rejets atmosphériques de valproate de sodium – principe actif de la Dépakine – par le site de production mourenxois. À l’époque déjà, l’Apesac, le collectif qui défend les victimes du médicament, révélait que des femmes habitant ou travaillant sur place présentaient des taux de Dépakine importants
 

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