17-12 : CCLO => PLUi voté mais sans Orthez

Après l’avis défavorable de la commission d’enquête
et les réponses apportées par l’intercommunalité,
les élus de Lacq-Orthez ont définitivement adopté le PLUi.

C’est le point presque final de près de 10 ans de travail. Ce mardi 16 décembre au soir, les élus de la communauté des communes de Lacq-Orthez ont validé le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). 

Le PLUi comme s’en doutait Patrice Laurent ne receuille pas l'unanimité.  On établit un document d’urbanisme avec des règles qui ne nous semblent pas être les bonnes. C’est compliqué. On comprend la nécessité de sobriété foncière, mais il y a des éléments paradoxaux », regrette-t-il avant de poursuivre : « Les gens le votent parce qu’il faut le voter. C’est important car sans ça, en 2028, la moitié des communes du territoire n’auront plus le droit de construire du tout. »
 
Lui, préfère se concentrer sur le positif.
À savoir, « les entreprises qui attendent ce PLUi qui va permettre de régulariser certaines choses. C’est une responsabilité pour nous, d’autant que nous sommes dans une fenêtre intéressante. » En effet, la règle est « globalement de prendre la moitié de ce que nous avons construit ces 10 dernières années. Or dans les deux premières années prises en compte, on a beaucoup construit ! Si on attend deux ans de plus, on aura deux fois moins. Mais si on l’avait voté sur la précédente mandature, on aurait eu plus. » Cette version du PLUi prévoit 274 hectares constructibles, « contre 118 hectares si on attend encore ». Qui plus est, « Ce n’est pas un document gravé dans le marbre, ce n’est pas immuable. On pourra faire des révisions et ce sera le cas dès 2026. »
 
« Un document solide »
Ce vote, s’il est un point quasi final, n’est pas le passage de la ligne d’arrivée. « Le PLUi sera attaqué. Parce qu’ils le sont tous. Il faudra donc le défendre devant les tribunaux », signale Patrice Laurent. « Notre boulot, c’est de faire le document le plus solide et le moins attaquable. On respecte le cadre de la loi pour ne pas tout mettre par terre ». Car au-delà du temps passé sur les différents documents à valider avant le projet arrêté de PLUi, il a coûté « 500 000 euros de coûts externes. Et on ne compte pas les services qui ont travaillé dessus ! »
Pour ce qui est de l’avis défavorable de la commission d’enquête, le président note : « On le prend et on répond à tous les éléments dont certains sont hors sujets et d’autres erronés. In fine, le juge de paix, ce sont les services de l’État ».
 
Orthez vote contre
Mais tous les élus du conseil communautaire ne sont pas favorables à ce document. Ils sont beaucoup à avoir pris la parole et, une fois n’est pas coutume, les débats ont été nourris. Le premier à s’opposer, c’est le maire d’Orthez, Emmanuel Hanon. Il regrette que plusieurs remarques effectuées par son conseil municipal n’aient pas été prises en compte : « Pour ce qui est du tourisme et du patrimoine, on nous dit qu’on ne peut pas prendre en compte notre demande. Or, les autres documents indiquent la volonté d’une diversité hôtelière et le besoin d’un hôtel de haut niveau qualitatif en centre-ville. S’il n’y a pas de sanctuarisation de ce qui peut accueillir cet objectif, il ne sera jamais atteint et le bâtiment sera vendu à la découpe ».
 
Il relève également quelques erreurs « comme le stade de Sainte-Suzanne qui se retrouve classé en zone où les équipements sportifs sont interdits… Voter pour ce PLUi, ce serait voter contre les intérêts d’Orthez et donc du territoire ».

Des révisions possibles
D’autres élus, sans être satisfaits du document présenté, appellent leurs collègues à voter pour tout en constatant qu'il subsiste de neombreuses erreurs. On est obligés d’y passer, il nous faut un document d’urbanisme ».
 
Après plus d’une heure de débats, le Plan Local d’Urbanisme est adopté avec
  • 40 voix pour
  • 19 voix contre
  •   1 abstention.

Publié le